jeudi 24 mars 2016

Avoir un enfant en 2016...

"& puis préserver ses doux rêves, tandis que dehors l'horreur fuse."

Avant-hier était une journée tristement particulière, pendant laquelle je n'ai pas pu m'empêcher de penser aux victimes et leurs familles brisées, en pensant tout simplement qu'il aurait pu s'agir d'un de mes proches ou bien même de moi... Lorsque j'observe les réactions des parents que je connais sur les réseaux sociaux, je ne peux que constater une chose : avoir un enfant en 2016 peut être très anxiogène. En effet, en dépit de nos avancées technologiques, des progrès de la médecine, du recul de nos sciences sur la psychologie humaine, force est de constater combien l'humanité est démunie face à ce fléau qui nous terrorise et qui tue notre prochain: l'ignorance . C'est cette même ignorance qui a rendu des enfants orphelins à travers le monde, et qui a sévi à Bruxelles plus dernièrement.

Avoir un enfant en 2016, cela implique aussi d'accompagner chaque geste, chaque mouvement du quotidien avec un sentiment insupportable de peur au ventre. La peur au ventre lorsque tu t'apprêtes à prendre le métro, la peur au ventre lorsque tu vas dans des lieux publics bondés, car tu as l'impression d'avoir cette satanée épée de Damoclès qui te nargue juste au dessus de ta tête alors même que tu prends le chemin de ta maison ou que tu fais tes courses. 

En ce moment, si tu ouvres le journal tu peux très facilement te laisser submerger par la peur car tu ignores si tu pourras prendre à nouveau ton enfant dans les bras en rentrant du boulot, et même si cela paraît caricatural pour certains, tellement de choses aussi simples deviennent de moins en moins évidentes, à rebours que le climat d'inquiétude se répand.
Mardi, j'ai allumé ma télévision et les informations qui fusaient étaient d'une violence inouïe, laissant entrevoir à travers les mots des journalistes, les images qui s'accumulaient sous mes yeux estomaqués le degré d'horreur vécu par ces innocents qui ont perdu la vie, un de leurs proches, ou bien tout simplement en deuil de leur insouciance. 

Avoir un enfant en 2016, c'est culpabiliser de constater que nous laissons aux générations futures un monde bâti sur des piliers d'argile, dont la fragilité n'a de cesse d'être démontrée au fur et à mesure des faits divers glaçant animant les débats. 

Avoir un enfant en 2016, c'est comprendre que malgré toute notre bonne volonté nous ne pourrons jamais protéger notre chair H24 tout le long de son existence, et qu'il faudra l'armer d'une curiosité sans égale pour que son goût d'apprendre n'en soit que plus fort, pour qu'il puisse développer sa propre capacité de discernement. Car après tout, avoir un enfant en 2016, c'est une forme d'espoir voire de rébellion. C'est l'espoir de laisser au monde une génération plus audacieuse, dotée d'un atout des plus subversifs : sa capacité d'être libre. 

Avoir un enfant en 2016, c'est le rejet de se priver d'instants de grâce, de bonheur, c'est dire à ces monstres que face à la mort, on choisit la vie. C'est pouvoir prendre son enfant dans les bras, et toujours lui dire combien il/elle compte pour nous... idem pour le reste de ses proches. C'est comprendre l'importance de dire les choses, car rien ne sera plus comme avant. 
C'est vivre nos moments de joie, de peine, d'inquiétude, de déception, sans jamais se laisser submerger par la haine. 

D'ailleurs, on vous la laisse cette haine. 
On a bien trop à faire à aimer la vie, à s'aimer tout simplement...

A nos amis bruxellois,
à nos frères et sœurs qui partout dans le monde, sont opprimés par la haine...

Une maman ordinaire.

vendredi 18 mars 2016

Maladies infantiles : Au secours ! Mon bébé a la varicelle...



Coucou les filles ! Désolée de ne pas avoir écrit d'article plus tôt mais j'ai des circonstances atténuantes  : on a déménagé avec mon chéri et Elena a eu la varicelle... En prime j'ai attrapré une belle grippe donc c'est avec 39 de fièvre que je prends le temps d'écrire pendant que je veille sur mon petit trésor. 

La saison hivernale arrive à sa fin, et cette garce aura épargné peu de personnes avec ses épidémies bien connues ... Voilà, après que papa ait gagné à la grande loterie de la shkoumoune il a attrapé la varicelle de son fils, et mon bébé de 6 mois a suivi le rythme.
Lors de sa visite de ses 6 mois, le pédiatre était ferme: même en étant allaitée Elena devait avoir la varicelle , et ça n'était qu'une question de jours. En effet, si l'allaitement transmet des anticorps à bébé, il ne constitue pas un vaccin pour autant. Néanmoins, l'avantage de l'allaitement est de permettre à bébé de "mieux vivre la maladie" et d'avoir son système immunitaire plus armé pour y faire face. 


Déjà, la varicelle c'est quoi?
De ce que j'ai compris, la varicelle est une maladie infantile extrêmement contagieuse de la même famille que l'herpès, dont les symptômes les plus visibles sont en réalité une éruption de vésicules (sorte de petites cloques rougeâtres) sur la peau . Si elle est généralement bénigne chez les enfants, elle peut provoquer des complications très graves chez l'adulte et la femme enceinte. En gros, il ne vaut mieux pas la sous estimer, cela reste une maladie virale qui affaiblit le système immunitaire des personnes affectées ce qui peut entraîner des complications comme une pneumonie par exemple. 

Étant donné que le pédiatre m'avait dit d'attendre une dizaine de jours afin de m'assurer qu'elle la contracte , j'étais dans l'attente de la moindre apparition de bouton sur la petite peau de ma perle. Ce n'est qu'en plein déménagement (oui car cette maladie -dont la période d'incubation peut aller jusqu'à 23 jours- a souvent le chic de se manifester au bon moment) que j'ai remarqué que ma fille avait des boutons qui apparaissaient progressivement sur son petit corps. C'était sûr et certain : mon bébé était malade. Lors de la première apparition de boutons, Elena n'a pas eu d'autres symptômes gênants, elle pétait même la forme.  Mais le lendemain, lorsque l'éruption est devenue plus forte, elle a souffert de pic de fièvre (jusqu'à 38,7) ainsi que des vomissements de glaires (oui car cela peut atteindre les organes internes et jouer sur les muqueuses).

En bref, malgré le discours populaire que l'on a beaucoup entendu ces jours-ci qui nous prodigue des "c'est mieux qu'elle l'ait maintenant car au moins elle ne se grattera pas", je peux vous garantir que de voir son bébé vomir pendant son sommeil et manquer de s'étouffer ce n'est vraiment pas des circonstances souhaitables pour tout jeune parent qui se respecte, et ceux qui comme moi, flippent à la moindre occasion. 

Lorsque bébé a commencé à être grognon et à avoir ces symptômes nous sommes allés consulter son pédiatre afin qu'il nous prescrive un traitement éventuel contre cette maladie de m****. Et là, à ma grande surprise : il n'y a rien à faire si ce n'est vérifier sa température et lui prodiguer un peu de doliprane en cas de grosse montée de fièvre. On peut éventuellement lui mettre du cicalfate, mais le pédiatre est dubitatif quant à son efficacité réelle. Couper les ongles de bébé, et lui donner le sein à volonté . Surtout pas de biseptine, et nettoyage du nez au sérum physiologique autant de fois que nécessaire. 
Voilà le verdict . Ma chair, mon sang est mal en point, et aucune méthode miracle n'existe. On est capable de construire des buildings défiant la couche d'ozone, de cloner des chèvres... Mais d'éradiquer la varicelle de mon bébé de 6mois? Impossible... Tu parles d'un pays développé...

Et oui... C'est donc ça devenir parent, ça implique de composer avec ce sentiment insupportable ; l'impuissance. L'impuissance face à la détresse de bébé, l'impuissance face à ses propres angoisses, la fatigue accumulée par des nuits blanches comme neige...

M*rde alors... 
Si je pouvais prendre son mal quitte à le subir moi-même... Je n'hésiterai pas une seconde...
Si seulement...


Une maman ordinaire.

samedi 5 mars 2016

Lettre à la jeune fille que j'ai été


Je me suis souvent demandé ce que je ferais si je trouvais la machine à remonter le temps. Bien souvent, on a tendance à se dire « si j'avais su j'aurais fait autrement », ou regretter certains de ses choix. Mais personnellement, si je pouvais revenir en arrière, voilà ce que je me serai dit.
Il y a quelques années en arrière, cette lettre m'aurait surprise, et je n'aurais jamais pensé que ces mots sortiraient de ma tête comme une évidence. Mais les voici.



Chère petite Inès,

Tout d'abord, laisse moi te dire que cette vie sera bien à des années lumières de celle que tu espères et que tu imagines. Et ce, je l'entend autant en bien qu'en mal. Tu vas vivre certaines expériences, des plus douloureuses aux plus agréables, et si certaines tu les auras provoquées, d'autres arriveront alors à ton insu. 
Je sais que tu rêves de strass et paillettes, ainsi que du prince charmant, mais un beau jour tu souffleras tes vingt et une bougies, et tu décideras de te réveiller de ce cauchemar que tu t'imposes. Dès lors, après une longue bataille spirituelle, tu prendras « la pilule rouge » et tu comprendras que tes rêves d'enfant ne sont que le fruit d'une ambition inculquées par la société, qui t'a conditionnée comme on formate un enfant soldat pour faire la guerre. Tu n'auras d'autres choix que de poursuivre des études qui te plairont  même si elles seront bien moins alléchantes que la vie de princesse que tu imagines le soir avant de t'endormir.  
A un certain stade de ta vie, tu auras aimé la mauvaise personne au mauvais moment, tu sais, du genre qui te plombe cette once d'estime de soi planquée au fin fond de ton être, et qui te fera croire que cette petite fille que tu as jadis été, est morte et enterrée. Oui car les garçons ne sont pas toujours gentils, et même si tu veux faire la paix, celui que tu penseras être le bon mènera à ton encontre une guerre continuelle et injuste. Il te faudra redoubler d'effort, et puiser en toi l'énergie indispensable à ta survie pour sortir la tête de l'eau. Parfois, tu auras plus l'impression de survivre qu'autre chose et certains jours tu toucheras le fond des abîmes. Ne sois pas inquiète, tu passeras ces caps tant bien que très mal. Car tu resteras courageuse et téméraire, même si la vie affaiblira certaines de tes capacités. Tu t'accrocheras à toutes formes d'espoir, ça fait partie de ton caractère. C'est ce qu'on appelle communément « l'école de la vie ». Ça fait mal, on croirait même en crever. Puis un beau jour, ça passe, comme par enchantement parce qu'il faut se battre pour obtenir ce que l'on veut. 

Plus tard, tu feras de belles rencontres amicales, et tu auras le soutien inespéré de tes proches après les avoir perdus de vue. Oui, il faut que tu sache que tu seras parfois seule. Même dans les moments les plus sombres de ta vie. Car c'est ainsi le monde des adultes ; parfois, les promesses d'antan laissent place aux reproches et à la frustration de ne pas courir aussi vite que le temps lui-même. Mais rassure-toi, ce fossé qui sépare les adultes est tout sauf intangible. Même s'ils sont trop préoccupés à capturer des chimères, il restera toujours cette chose magnifique capable de les unir à nouveau: l'amour.
Ressourcée d'avoir retrouvé les tiens, la chance tournera. Puis, un beau jour, à l'aube de tes vingt trois printemps, tu rencontreras ton prince charmant. Tu seras chanceuse, car ce n'est pas le cas de toutes les princesses de ton âge. Il ne sera pas parfait, il aura un caractère de cochon et parfois même il t'exaspérera. Néanmoins, il sera capable d'une prouesse qui lui est propre : il te ramènera à la vie. Il dira ce que tu as toujours rêvé d'entendre et te regardera comme personne ne t'aura jamais regardé. Il sera ta bouée de sauvetage, et tu lui rendras la pareille. Vous vous serez trouvés.

Il te fera une petite fille, et tu seras heureuse. Le bonheur, je tiens à te le dire, ce n'est pas quelque chose qui va de soi. Souvent on ne sait pas que l'on nage dedans. On ne se rend pas toujours compte de la chance que l'on a. En réalité, c'est comme si ça se méritait. Il est fait d'épreuves mais jamais il ne te fera douter. Tu le trouveras dans des moments de fou rire avec ta famille, dans le contact avec celui que tu aime, dans cet instant de grâce que tu vivras le jour où tu mettras au monde ta petite fille et que tu changeras de statut.  Tu comprendras mieux Maman, ce qu'elle a traversée et tu t'en voudras de lui avoir reproché des choses futiles. 
Tu te rendras compte aussi, que même si les parents ne sont pas parfaits, même si Maman n'est pas surhumaine, qu'elle s'est parfois trompée à ton égard ; tu réaliseras qu'elle a fait ce qu'elle a pu. Et que pour cela, elle est une personne merveilleuse. Un jour, tu la prendras dans tes bras, malgré le fait qu'elle ait pu parfois te faire de la peine. Et tu la remercieras tout simplement pour tout ce qu'elle a fait, ce qu'elle n'a pas pu ou  voulu faire. 

Une fois mère, ce sera à ton tour d'improviser. Certains jours, tu seras confrontée à tes propres limites, à tes désirs cachés de liberté hypothétique, à ta fatigue, à la sienne, à vos disputes de jeunes parents en deuil du jeune couple que vous incarniez. Mais si tu te poses les bonnes questions, et si tu t'en remets à ton instinct tu comprendras... Ce qui te frappera le plus d'une part, c'est que tu retrouveras dans les yeux de ta fille ce que tu avais perdu alors depuis quelques années : la certitude. La certitude d'avoir trouvée ta place dans cet univers, aussi vaste qu'intimidant. La certitude d'avoir trouvé un sens à tes pas, à tes mots, à tes regrets. Tout ce que tu auras enduré jusqu'alors trouvera un sens équivoque. D'autre part, c'est cette même certitude qui fortifiera ta confiance en toi et ENFIN tu n'accepteras plus jamais que quiconque s'interpose et tente de troubler notre équilibre. Oui, car tu ne penseras plus seulement à « je », mais bien à « nous ». Tu apprendras à partager, à donner de ta personne et à ne réclamer rien en retour. Tu arriveras à avorter tes nuits pour que les siennes soient les plus agréables possible, et à ne plus te focaliser sur ton apparence.

Tu trouveras le chemin du paradis dans ses sourires, dans ses mains tendus vers le ciel qui t'appelleront pour que tu la berce. Tu trouveras dans ses airs de famille ton père absent, ainsi que tes racines  à travers son regard.
Elle sera la meilleure partie de toi, de lui, de nous. Tu comprendras alors pourquoi tu es passée par toutes ces étapes, pourquoi tu as abandonné tes rêves d'enfant, pourquoi tu n'as pas donné suite à certaines ambitions. Que ces sacrifices étaient simplement une condition sine qua none au rendez-vous de ta vie. A la rencontre du bonheur. A ton bonheur. Le nôtre. 


Continues de croire en toi. Ne laisse personne te dire que tu es incapable de faire quoique ce soit qui te tienne réellement à cœur. N'aies pas honte d'être qui tu es, car rien ni personne ne peut l'incarner mieux que toi-même.
N'en veux pas aux personnes qui te décevront. La rancœur est un sentiment qui puni celui qui le ressent, car elle a cette capacité de le priver de toute plénitude.
N'essaie pas de plaire à des personnes qui sont fausses et qui ne cherchent pas à voir ce qu'il y a de bien en toi. Celui qui refuse d'être ton allié ne mérite pas ton attention, aussi populaire soit-il (elle). 
Et surtout , ne regrette rien. N'oublie pas que tu as le droit à l'erreur et que c'est cette même expérience de la vie qui pave cette route qui te mène à eux. 

Courage, et vis. Inconditionnellement seulement.
Signé: Celle que tu seras demain.



dimanche 28 février 2016

A tes 28 printemps...

Difficile de trouver les mots justes lorsqu'il est question parler de choses indéfinissables.
Aujourd'hui est un jour spécial c'est pourquoi il mérite une trace indélébile.


Quand je t'ai revu, on s'est charrié.
Quand je t'ai fais rire. tu m'as fais fondre.
Oui, littéralement. J'avais cette impression de perdre toute rigidité, comme si tes mots transperçaient ma carapace pour flotter sur mon épiderme.
Et puis je t'ai voulu toi, de par ton caractère trop vieux, trop décalé, sensible mais téméraire. Pour ce goût commun du old school, pour cette capacité à rester sans rien dire et ne jamais s'ennuyer. Puis il y avait tes mains, ton regard, tes grands airs. J'ai tout aimé, de ta fausse désinvolture au son de ta voix. Que ce soit ta prestance, ton charisme et tes choix.
Toutes ces particules de ta personne ont eu raison de ma volonté de partir loin d'ici, de ne m'attacher à personne et de ne surtout pas me projeter. Et beaucoup ont voulu nous séparer en ignorant que les épreuves consolident les alliés.
Il fut un temps, je ne savais pas que j'avais le droit au bonheur, alors j'ai douté, j'ai voulu m'abstenir. Tu as redoublé d'effort et as su me protéger du pire. Entre nous c'était soudain, imprévisible mais tellement unique. Désormais je peux le dire, j'ai rencontré un ange aux faux semblants maléfiques.
Si on m'avait dit, il y a des années en arrière que j'aurais la plus merveilleuse des petites filles avec l'homme de ma vie je n'y aurais pas cru. Tout est allé si vite et en même temps je t'ai tellement espéré qu'il était impossible que je prenne peur. J'ai foncé tête baissée, j'ai gagné le meilleur ami que la vie puisse me donner.
Merci pour tous ces moments, de la moindre caresse à nos engueulades, nos claquements de porte et nos éclats de rire qui s'ensuivent. Merci d'accepter mon caractère, mes défauts et de maîtriser l'art de les magnifier. Merci de m'encourager, merci d'essayer de me donner confiance. C'est grâce à toi si je me sens heureuse, si je le suis de toute évidence. Merci car je prend plaisir dans les choses les plus simples du quotidien, au fait même de voir ta brosse à dent à côté de la mienne. Merci pour notre petite famille, pour Pablo, pour Elena, pour nous. Merci d'être aussi formidable, d'avoir une oreille attentive et les mots justes. Merci de voir ce que je ne vois pas, de croire en ce que je ne vois plus en moi. Merci de m'avoir ajoutée sur Facebook ce soir du 28 février 2013. Merci de m'avoir parlé, d'avoir fait connaissance. Merci de m'avoir perdue de vue jusqu'à ce soir d'été un an plus tard. Merci de m'avoir salué, de m'avoir reconnue. Sans tout ça nous n'en serions pas là aujourd'hui. Merci de t'en foutre des autres, de m'apprendre à lâcher prise.
Merci de me rappeler à l'ordre quand je dépasse les bornes, quand je suis têtue et quand je dois être forte. Merci de m'embrasser comme si c'était la première fois, de ne pas te lasser de moi, de nous, de tout ça. 
Merci de lire dans mes pensées, d'anticiper mes rêves. De croire en l'avenir malgré ce monde en ébullition. Pour ces disputes qui finissent en fou rires, pour cette réciprocité qui les fait tous pâlir. Merci pour cette complicité, pour nos "astuces de gros", pour notre franc parler.
Et même si on n'a rien fait dans l'ordre, ni dans la convention. Rien n'entrave à ce que ce "nous" soit toujours aussi fort, si vrai, si honnête. Merci car c'est merveilleux. Pour beaucoup, on a tout fait à l'envers, mais pour moi c'est la plus belle aventure de ma vie.

Merci pour hier, merci pour aujourd'hui, merci pour demain.

Joyeux anniversaire mon amour, puisses tu mener l'existence la plus paisible qu'il soit. 
Puisses tu voir ce que je vois quand je t'observe, réaliser tes rêves d'enfant, comprendre la personne magnifique que tu es et que rien ni personne ne pourra t'enlever cela.

Je t'aime indéfiniment.

A tes 28 ans,
à nos danses ridicules,

Ton cristal.