lundi 4 juillet 2016

La première fois que j'aurais 25 ans...



Lundi 4 juillet 2016 - 22h20

C'est une nuit paisible qui s'annonce. L'été est capricieux cette année. Si le temps s'alourdit de nuit en jour il n'hésite pas à dévoiler des journées au ciel mitigé. La chaleur est bien présente, le soleil également. Mais les orages grondent parfois au loin, n'hésitant pas à gâcher les weekends de retrouvailles avec mon homme.

Ce soir, Elena s'endort blottie contre moi, comme la nuit d'hier, et comme la nuit d'avant. Notre routine quotidienne se résume toujours en un mot : inséparables.
Elena a bientôt 10 mois (le 8 juillet), et trois de ses dents ont vu le jour. Mlle mâchouille les boudoirs comme si c'était inné tandis que maman apprivoise ses frayeurs chaque fois qu'elle en croque un trop gros morceau.
Il est 22h20, et dans 48heures pile, j'aurais 25 ans.
Je n'en reviens toujours pas, je n'en reviendrai jamais je pense. Hier j'avais mon bac en poche et la majorité à peine.
Aujourd'hui, je suis fiancée à l'homme que j'aime, j'ai un bébé, un  beau fils ainsi qu'un diplôme de 2ème cycle.
J'ai la vie devant moi et mon insouciance planquée derrière. Mon miroir reflète le même visage qu'il y a  une décennie, arguant quelques rides d'expression témoignant de mes fou rires et peines passées.
Mon âme de petite fille a apprivoisé la vie, et s'est accoutumée d'une nouvelle amie ; la mélancolie.
Je me souviens très bien avoir longtemps pensé que 25ans était un cap à passer dans la vie d'une personne. En effet, pour moi, la "barre des 25ans" représentait souvent une étape existentielle via laquelle je pouvais naïvement sonder le degré d'ambition d'un individu. Évidemment très jeune lorsque je m'imaginais quantifier le bonheur par ce genre de variable, j'étais à des années lumières de penser être à ce stade de ma vie à cet âge là. Dans la fleur de l'âge, j'ai toujours cru que mes 25ans seraient le commencement d'une longue carrière juridique, où mon travail représenterait la quintessence de mon traintrain quotidien.
En réalité, j'ai mon diplôme en poche et une carrière à commencer, une vraie petite vie de famille et une introspection continue.
Bref , nous somme lundi 4 juillet au soir, et ma vie est différente de ce que j'ai pu imaginer avant.
D'ici deux jours. J'aurais 25ans. Et je pourrais juste dire que le bonheur est imprévisible, je soufflerai mes bougies en souhaitant que rien ni personne n'entrave ce que nous avons bâti depuis lors, et je remercierai le ciel de m'avoir donnée le plus beau challenge jamais égalé : celui de voir ma famille heureuse.
Bientôt, j'aurais 25 ans et l'assurance d'avoir laissé derrière moi un sacré paquet d'oeillères. J'en aurais d'autres qui essaieront d'obscurcir mon champ de vision, c'est certain... Mais l'expérience à cette qualité quasi magicienne d'armer celui qui l'acquiert d'une acuité visuelle redoutable contre la poudre aux yeux.
Merci à mes 25 printemps, pour cela et pour le reste.

Une maman ordinaire.

jeudi 16 juin 2016

Ces moments où le temps s'arrête.




Le 9 juin 2016.
Aujourd'hui tu as 9 mois et un jour.
L'été arrive à grand pas, et la chaleur plombe nos faits et gestes dans une atmosphère lourde. 

Le soleil est au rendez vous, et je suis ravie de te voir déambuler dans ton parc parée d'un petit short en coton laissant entrevoir tes petites cuisses dodues que je croquerai volontiers. Et puis il y a tes cheveux qui rebiquent un peu au niveau de tes oreilles et de ta nuque, ce qui a le don de me faire craquer d'autant plus que ton rire résonne dans la maison. 

Cela fait une semaine que tu sais tenir debout toute seule en te maintenant sur les bords de ton parc. Cela fait autant de temps que tu prends un malin plaisir à crier pour que je te regarde et te félicite aussitôt. J'ai le cœur rempli de fierté et de joie quand j'assiste à ce genre de prouesses qui ont le don de me faire fondre chaque jour qui passe . Elles me font réaliser que les mois défilent à une vitesse bien trop surprenante... Alors aujourd'hui on a joué ensemble à se manger mutuellement et à se faire des "slows" sur mes chansons favorites reprises par le groupe boyce avenue, on a beaucoup ri pour notre plus grand bien. Lorsque tu entends pincer des cordes de guitare tu cherches du regard la source du son en esquissant un sourire qui me touche au plus profond de mon âme. Oui, tu as ce même goût pour la musique propre à tes parents et c'est ce qui rend ta personnalité aussi magique et surprenante.
Aujourd'hui est un jour magnifique tant par sa simplicité que par sa beauté.

Le temps est ensoleillé, on a passé une nuit agréable car tu ne t'es pas beaucoup réveillée. Cet après-midi, tu m'as fait l'immense honneur de t'endormir blottie contre moi comme quand tu étais toute petite, en "peau à peau", on était là, sur le canapé, le temps s'est arrêté, le temps d'une sieste, mon monde s'est figé, la torpeur nous a bercé. On était simplement là dans le salon, à se tenir trop chaud l'une et l'autre mais rien au monde n'aurait pu nous détacher, plus rien ne pouvait nous atteindre. Personne ne peut le comprendre sans le vivre, c'est ce genre de moment qui te dis "Hé oui, t'es bien en vie. Profite et n'en perds pas un morceau car je t'assure que le bonheur nous échappe aussi vite qu'il  nous arrive".
Je te jure Elena, il n'est pas né celui qui nous séparera, et je crois bien qu'il ne verra jamais le jour.

Enfin... j'espère, même si au final, au fond de moi, je sais bien que ton petit coeur battra contre celui de ton "élu"... mais pour le moment, j'ai pas trop envie d'y penser parce que tu sais, des fois Maman, elle est possessive. Souvent, c'est parce qu'elle aime trop fort. Mais je te rassure, Maman se soigne, ne t'en fais pas ;').

Je me suis toujours demandé quelle était l'utilité d'une machine à remonter le temps... je n'ai jamais aimé vivre dans le passé, mais désormais je crois que je comprends mieux sa quintessence ; aujourd'hui, j'aurais voulu appuyer sur le bouton Replay. Indéfiniment. Quand c'est beau, on ne voit pas la bougie se consumer...

Merci mon amour de petite fille pour ces moments de grâce,


Je ne le sais pas encore mais demain sortira ta première dent. Quelle belle surprise...

PS: Ils avaient bien tous tord... On leur a prouvé. J'avais besoin de toi, le contraire m'a toujours paru impensable... Et elles se sont toutes trompées ces vipères.
Nous voilà malgré toutes leurs médisances dans le plus pur des bonheur.

Bravo ma fille car du haut de tes 10kg, t'as montré aux autres combien ils pouvaient se tromper. Alors viens, on continue de se marrer. Souris mon ange ! Car le pire, c'est que ces personnes méchantes...vois-tu, vont contempler nos photos... parce que tu comprends bien, la critique inconstruite, c'est souvent une plus grande démonstration de jalousie.

Je t'aime
Maman.


mardi 7 juin 2016

Ma wishlist de cet été.

L'été approche à grand pas, alors pour changer un peu, voici le top 7 des choses que je trouve trop chou pour la saison estivale !  
Ne vous en faites pas les filles, vous trouverez les liens pour dénicher ces articles si comme moi, vous avez eu un coup de cœur! 
Et pour les plus sceptiques, si je les ai d'ici les semaines qui suivent, je vous donnerai mon avis dessus :)  


1. Un polaroïd Fujifilm Instax Mini 8 Objectif 60mm Rose. Prix moyen : 70€




2. Une paire de Victoria modèle Blucher Rejilla Estampada Plataforma, prix moyen : 49€

3. Un kimono en mousseline floral parfait pour la belle saison (ici il vient de chez H&M), prix : 14,99€

4. Un cabas moyen de chez Vanessa Bruno, couleur réglisse ou make up, prix : 120€

5. Une robe style caftan H&M, couleur vert olive, 29,99€

6. Un caftan à motif de chez H&M, couleur rose, 24,99

7. Une palette de maquillage Sephora.
Ou sinon, refaire ma trousse de toilette pour la belle saison.

Et vous les filles, quelle est votre wishlist pour la belle saison ?


Une maman ordinaire.

mercredi 25 mai 2016

24 heures sans ma fille. Le concert de Coldplay à Nice ou mon retour en adolescence.



Mardi 24 mai 2016. Il est 5h27 du matin et pour l'occasion qui m'attend, j'ai dormi dans ma chambre de jeune fille avec Elena, chez Maman. 
Enfin, "dormir" est un bien grand mot. Après avoir refait notre Monde, ma sœur et moi même avons eu un mal fou à trouver les bras de Morphée. Elena quant à elle, à préféré se réveiller toutes les heures, histoire de nous préparer psychologiquement à notre réveil précoce.
Oui... 5h30 le réveil sonne. Elena est déjà réveillée, elle me regarde avec son sourire d'ange, ignorant combien elle me serre le cœur... Je vais devoir la laisser un jour entier, pour pouvoir réaliser un de mes petits (grands) rêves. 
D'ici une heure et demi ce sera le grand Départ, car je m'échappe enfin pour voir mon groupe préféré en concert ; Coldplay au Stade Charles-Ehrmann à Nice. Ils qui se déplacent une seule fois en France. Et c'est mon âme d'ado qui s'enflamme. Ça y est, mon cadeau de Noël offert par mon frère se concrétise... on part en famille voir Chris Martin & co chanter leurs tubes sur scène. On sera placés sur la pelouse nord Or... c'est à dire au plus près de la scène. Je vais vivre un rêve éveillé, je ne réalise toujours pas. Impossible.

6h00. Je prend mon petit déj' en regardant Elena jouer sur le lit. Elle ne veut pas se rendormir, on dirait qu'elle ressent mon excitation. Partagée entre l'envie de vivre cet instant à 200% et l'idée d'être séparée géographiquement de ma chair, je la regarde jouer en buvant ses babillements comme si c'était la dernière fois que je la voyais. Rien que ça. Je sais que cela peut paraître ridicule pour certains, mais pour moi, c'est une aventure digne des plus grands romans qui se trame. J'ai pas le cœur à la laisser, bien que je sache que ma mère, comme mon homme seront parfaitement aux petits soins.

6h45. J'ai les cheveux mouillés, je finirai de me préparer dans la voiture. Tout ce qui compte, c'est de donner une dernière tétée à la petite, en espérant qu'elle prenne assez de moi pour tenir en mon absence. Elle ne le sait pas encore mais nous allons être séparées pour de très longues heures, et c'est la première fois qu'elle passera une journée + une nuit sans Maman. 

7h00. Mon frère fait tourner le moteur. Ma sœur et moi allons embarquer dans la voiture. Elena est dans les bras de sa grand-mère, mon cœur se serre. Je vais devoir lui faire un (mille) dernier(s) bisous. Au revoir ma poupinette, Maman t'aime plus que tout et te retrouvera demain alors que tu dormiras paisiblement contre Papa. 

7h08. On démarre, j'ai le cœur qui palpite, on va chercher mon autre frère et ma belle-sœur à Narbonne. Paraît que des grèves grondent près de Marseille, et justement on doit passer par là pour aller jusqu'à Nice. 
On ne le sait pas encore, mais c'est un long périple de 7h00 de route qui nous attend.
Pendant ce temps, on se met en conditions, on écoute nos chansons préférés de Coldplay, on chante, on rit, on crie, on est sur notre nuage, et rien ne nous empêchera de vivre ce Moment. Je prend des nouvelles d'Elena de temps à autre, j'ai la larmes à l’œil quand je reçois des photos d'elle. C'est absurde mais bel et bien réel ; même si parfois elle me rend dingue, les kilomètres sont lourds à supporter. Plus le temps passe, plus je suis rassurée, elle se porte bien et s'amuse avec son cousin qui est de deux mois son cadet. Batterie presque OFF, j'éteins mon téléphone pour conserver ce qui me reste pour les cas d'urgence.

14h00. Après quelques arrêts, des pénuries d'essence, des petits détours sur Aix en Provence, on y est. La Côte d'Azur est magnifique. On s'arrête dans un grand Parking où l'on prend la Navette pour se rendre au Stade de Nice. Jusqu'ici tout va bien. Mais le soleil frappe fort et l'on doit attendre longuement pour rentrer.

17h00. On est enfin installés sur la pelouse du stade, pas trop loin de la scène. Des personnes essaient de passer devant nous, ça a le chic de me mettre hors de moi, j'en envoie promener quelques-uns qui forcent le passage. La scène est magnifique, des pompons multicolores décorent les écrans, on voit les instruments des artistes peints dans des couleurs flashy, dans le thème de la tournée.
Plus rien ne nous gâchera notre plaisir d'être ici :) bien que la fatigue et l'inconfort se font grandement sentir.

19h30. Alessa Cara et Lianne La Havas font la première partie. Ce sont de très belles révélations, et même si on n'en peut plus d'attendre, on les acclame généreusement pour leurs belles prestations.

21h20. C'est la pénombre. Un air d'opéra introduit le spectacle. Les grands écrans font entrevoir une rosace aux couleurs arc-en-ciels avec en fond sonore, le discours humaniste de Charlie Chaplin extrait du film "The Dictator".  
Noir.
La musique commencent, les bracelets luminescents que l'on nous a distribués à l'entrée s'allument.
Standing ovation. Ils entrent sur scène. C'est littéralement une explosion ! Toute les lumières s'allument, les lasers, les chansons s'enchaînent, fumée, confettis, feux d'artifices, lancés de ballons, Chris Martin est juste un show-man hors du commun. Son groupe des artistes respectables.
J'entends Yellow, The scientist, Charlie Brown, Ink, Magic, Sky full of stars... etc etc etc . Je ne peux pas les citer toutes, elles sont magnifiquement interprétées. Il y a de la magie dans l'air, et à ce moment, je ne peux que penser à mon homme. J'aurais aimé qu'il soit là pour vivre ce moment fort. Pour partager avec lui cette partie de mon adolescence.
Tout notre groupe s'enlace, on chante à tue-tête nos refrains préférés. Tous émus.
On est au bon endroit, au bon moment, et cet instant restera gravé dans notre mémoire.
Ce n'était pas un simple concert. C'était une évasion. Une heure trente durant, je n'étais plus Maman, j'étais juste Inès. En train de vivre quelque chose de fort.
On a voyagé parmi les étoiles, on a vibré et on vécu ça en famille. 
Moment parfait, à rayer de ma bucket-list. 


6h40. Après 7 heures de route. J'ai enfin gagné ma douche. Je vois Elena dormir près de son père. Comme si je n'étais jamais partie.
Je vais pouvoir rejoindre mon lit, des rêves et des mélodies plein la tête. Je me revois dans les transports en commun, à 16 ans, écoutant les musiques du groupe et rêvant de les voir un jour sur scène. C'est chose faite.
La vie reprend son cours, j'ai retrouvé mes amours.

Merci fréro.
Merci Coldplay.
Viva la Vida !

Une Maman ordinaire.