vendredi 26 février 2016

Devenir parent : ce qui a changé dans ma vie


En devenant mère, je pensais avoir une idée bien définie des changements qui allaient s'opérer dans ma vie de jeune adulte : je savais que mon corps risquerait de changer, que mon emploi du temps serait plus chargé, et que mes préoccupations seraient  différentes... Néanmoins, à la naissance de ma fille j'ai pu réaliser  à quel point j'étais à mille lieues de ce qui allait réellement se passer. En effet, devenir parent ça ne se résume pas seulement à ce que notre quotidien soit plus « rempli », cela implique une transformation de sa façon de concevoir la vie, et d'avoir un état d'esprit totalement différent. Quelque part, j'avais beau lire et me renseigner sur la Maternité et me persuader naïvement d'être prête pour cette nouvelle vie, que je restais bel et bien loin du compte.

Le but de cet article c'est de vous présenter selon moi ce que j'ai appris en devenant maman et surtout ce que ce nouveau statut a changé dans ma vie, si ce n'est tout...

1/ Devenir parent c'est d'être inquiet en permanence

En effet, c'est sûrement le point le plus compliqué à gérer quand on est de nature à stresser en permanence comme moi. Depuis que je suis maman je suis poursuivie par des craintes quasi perpétuelles, qui n'ont de cesse de s'accoupler à rebours que ma fille évolue. Bien que très fière d'être mère et ravie d'observer ma fille grandir et s'épanouir de jour en jour, je réalise combien ses progrès restent synonymes pour moi d’inquiétude tant par mon envie incommensurable de la protéger de tous les maux du monde que par ce sentiment d'impuissance face au temps. Si j'étais assez insouciante en tant que jeune femme, mon statut de mère m'a doté d'un instinct qui me pousse parfois, au grand désarroi de mon fiancé, à être trop protectrice et à couver notre puce plus que de raison. Est-ce que ma façon de faire est excessive? Je l'ignore , seul le temps me le dira...

2/ Devenir parent c'est changer radicalement de centres d'intérêts

C'est sûrement le fait le plus ironique me concernant. De tous temps, j'avais tendance à toujours manquer d'entrain en ce qui concerne le monde des enfants, et je n'avais pas d'intérêt particulier pour eux. J'étais un peu dans une bulle superficielle qui me cantonnait dans un rythme de vie excluant pas mal de contact avec les enfants. Dernière d'une fratrie, je n'avais pas encore de nièce ou neveu, et je pense que le fait d'être toujours considérée comme "la petite de la famille" a du jouer en ce sens.  C'est la rencontre avec mon fiancé qui a beaucoup changé la donne, puisque déjà papa, je me suis vue endosser le rôle de belle maman à temps partiel et j'ai commencé à me rendre compte que les enfants sont le reflet de l'éducation qu'on leur donne. En voyant le caractère de son amour de petit garçon, j'étais ravie à l'idée d'avoir un enfant avec lui. Si avant je ne m'intéressais pas du tout aux enfants des autres à quelques exceptions près, en devenant maman, j'ai eu la révélation de ma vie :  j'étais dans l'erreur. A l'heure d'aujourd'hui, ma fille est devenue mon centre d'intérêt numéro un, je me surprend à ne parler (presque) que d'elle et mes fréquentations ont bien changé en ce sens. Bref, je suis rentrée dans la secte des parents fiers de l'être. ;-)

3/ Devenir parent c'est comparer ses enfants en permanence avec les autres

Le comportement typique de tout jeune parent revient à comparer toujours son enfant aux autres. Si souvent nous faisons ça pour se rassurer du caractère "normal" de son développement, force est de reconnaître, même si c'est moins avouable, que l'on a la fâcheuse tendance de se dire que "son enfant c'est le plus beau"... Parait que cet élitisme est plus animal que prétentieux, et qu'il est nécessaire à notre survie. Je ne sais pas si c'est prouvé en psychologie, mais je l'entend souvent dire. A vérifier. :)

4/ Devenir parent c'est changer de priorités dans la vie 

Et oui, en devenant maman j'ai appris à être beaucoup moins égoïste et à faire passer mon bien-être après celui de ma fille. Alors certes, c'est dans l'ordre des choses et c'est un choix naturel, qui, les premiers temps est l'origine du manque de "temps libre" des jeunes mamans. Mais force est de constater que certains jours ce n'est pas une chose très facile. Avoir un soutien est primordial, et ne pas hésiter aussi à s'organiser quelques instants rien que pour soi reste très important. On ne peut donner à autrui que si l'on est soi même bien dans nos baskets; la clef c'est de ne pas s'oublier dans ce don de soi. Alors chers parents, ne culpabilisez pas non plus de penser à vous de temps en temps, nous sommes des êtres humains dotés de limites et non des machines. Devenir parent c'est prendre soin de quelqu'un de manière désintéressé, sans rien attendre en retour. Cela n'exclut pas que l'on pense à soi également. 

5/ Devenir maman c'est passer moins de temps devant la glace

Je crois que c'est ce qui m'a encore plus surprise chez moi... J'ai toujours accordée énormément d'importance à mon apparence, et beaucoup de personnes me côtoyant peuvent attester que je ne suis jamais sortie de chez moi sans être apprêtée un minimum, parfois même quitte à me mettre en retard (oui je sais c'est honteux). Je crois que devenir maman ça m'a remis un peu les idées en place quant aux priorités de ma journée : là où j'étais plus autocentrée et passais mon temps à me pomponner, je préfère désormais jouer à la poupée avec ma fille en l'habillant et passer plus mon temps à materner. Je ne vous cache pas que les trois premiers mois c'était compliqué d'accepter le fait que, de toute évidence, il ne se passerait pas un jour sans que mon t shirt émane une odeur de régurgitation infantile jusqu'à ce que ma fille tienne sur ses deux jambes.

6/ Devenir parent c'est aimer inconditionnellement

Ici, il n'y a pas grand chose à ajouter car tout est dit. Totalement éprise de ma fille, je découvre des sentiments jusqu'alors insoupçonnés. Elle représente la meilleure partie de son père et de moi, et rien que pour cela elle prend une place inouïe dans nos cœurs. 

7/ Devenir parent c'est retomber en enfance 

Dans le bon comme le mauvais sens du terme, devenir parent nous plonge dans notre passé. Personnellement, je me suis confrontée parfois à l'enfant que j'ai été, et certains épisodes plus ou moins agréables de ma vie ont pu rejaillir alors que je les pensais enfouis au fond de mon subconscient.  J'ai commencé à cogiter sur la petite fille que j'étais en observant la mienne, ce qui m'a beaucoup poussée à ressasser les souvenirs bons comme mauvais de ma relation avec ma mère. Avec le recul, je comprends mieux certaines choses, et je pense que c'est en devenant parent que l'on devient beaucoup plus indulgent avec les siens. Je ne pensais pas que je psychoterai autant sur ma vie d'avant, mais c'est ainsi, souvent on se retrouve confronté à notre propre chemin, nos embûches, ainsi que nos doutes. On voit son enfant grandir, et on aimerai encore et toujours lui éviter certaines étapes douloureuses bien que nécessaires... 
Le côté positif c'est que cela nous permet aussi d'être en paix avec nos anciens démons, et que c'est une occasion aussi de retrouver un peu de fraîcheur dans ce monde de brutes.

Car après tout, un enfant ça chamboule toute notre vie, nos rêves et nos projets, mais cela reste la plus belle rencontre de notre vie.

Une maman ordinaire.


vendredi 19 février 2016

Et si l'on parlait des papas?

Coucou les filles j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui je reviens sur le blog sur un sujet qui me tient particulièrement à cœur : la relation père/fille ou comment bébé et papa se sont mutuellement apprivoisés? Il est vrai que l'on a souvent tendance à s'autocentrer sur la relation mère/enfant et à parfois laisser de côté la question du papa qui reste tout autant primordiale dans l'équilibre familial. C'est donc pourquoi j'ai voulu écrire dessus en apportant des notes relatives à ce que j'ai pu observer dans mon entourage proche comme lointain.

Lorsque j'ai su que j'attendais une fille j'entendais souvent autour de moi des proches me dire que la relation d'une petite fille avec son papa c'était quelque chose de particulièrement fort. Bien évidemment, j'étais à l'époque de mon ventre rond bien loin de mesurer à quel point Elena serait complice de son papa. Personnellement n'ayant pas grandie au côté de mon père, j'avoue que j'avais souvent une vision "accessoire" de la présence d'un patriarche au sein du nid familial, et avant de rencontrer ma moitié, l'idée de "faire un bébé toute seule" m'avait déjà traversé l'esprit face au constat effarent d'une génération aux valeurs familiales désolantes. 
Il m'était très difficile de douter des capacités de mon homme puisque étant déjà papa il avait ses marques faites dans le monde de la parentalité. Cela a été plutôt rassurant pour moi de me dire que je me lançais dans une magnifique aventure avec une personne dont les épaules sont bien assez solides pour me soutenir.
Néanmoins, rien n'est acquis d'avance et force est de constater que les débuts avec notre choupette ce sont passés non sans encombre puisque chaque enfant étant différent le temps d'adaptation reste le même que l'on en soit au premier comme au second bébé. Comme je l'ai déjà dit auparavant, les premiers temps ont nécessité beaucoup de patience de mon côté comme de celui du papa car l'allaitement devait se mettre en place. Au début la petite me réclamait beaucoup, ce qui pouvait donner l'impression à son père de ne "servir à rien". Il a fallut alors beaucoup de discussions et de patience  pour qu'il constate que les choses se sont goupillées favorablement. Désormais, Elena sait aussi bien réclamer sa maman que son papa. En outre, même si je suis toujours sa tétine attitrée, Mlle sait très bien réclamer son père pour des séances de câlins et de jeu à me rendre un petit peu jalouse... bon je ne me plains pas, mais des fois, c'est un peu rageant de voir que je ne peux pas calmer ses pleurs et je commence à comprendre ce qu'il a pu ressentir.
Pour moi cela représente quand même un vrai bonheur puisque je peux enfin profiter de VRAIES DOUCHES et je vous assure qu'avant que je sois maman je ne mesurais pas la chance que j'avais de pouvoir aller aux toilettes et d'y rester autant de temps que je le souhaitais. Désormais cela relève du miracle ! Enfin bref, vous l'aurez compris, avoir un papa impliqué à ses côtés c'est d'autant plus d'instants de "répit" et surtout un réconfort supplémentaire quand il s'agit de faire garder sa fille le temps de vaquer à ses propres occupations. En bref, c'est génial et j'ai une chance inouïe. 

Mais si c'est possible, c'est qu’indépendamment de tout l'amour que les papas peuvent ressentir pour leur petit bébé, il faut que se passe un réel cheminement intérieur, du même acabit que celui que les femmes peuvent ressentir pendant leur baby blues : je pense (et cela n'engage que moi) que les papas peuvent aussi faire une "dépression post partum" et que si le sujet est tabou pour les femmes, il l'est d'autant plus pour Messieurs, matraqués par des diktat sur-virilisant qui les empêchent de s'exprimer à cœur ouvert sur le sujet.  Si mettre au monde un enfant représente quelque chose de bouleversant autant sur le plan physique que sur le plan psychologique pour les femmes, il serait bien égoïste de notre part d'occulter l'importance des changements que cela implique dans la vie des pères.

En effet, je pense qu'il ne faut pas oublier que pour le père la grossesse est quelque chose de beaucoup plus abstrait que pour une femme. Aussi impliqué soit-il, le papa ne ressent pas et ne vit pas la symbiose avec bébé au même titre que la maman, ce qui peut impliquer que la naissance, moment de première "vraie" rencontre avec bébé, soit parfois anxiogène en dépit de tout l'amour qu'ils puissent ressentir à l'égard de leur enfant.  Car en réalité, ce qui est compliqué les premiers temps, c'est de trouver ses marques.

En observant des proches, j'ai pu constater que ce changement radical de vie, ce passage de l'imaginaire au concret, pouvait même alimenter des tensions dans le couple du fait du manque d'initiatives de la part du jeune papa en ce qui concerne le quotidien de bébé. Très souvent d'ailleurs, je me suis rendue compte que les personnes concernées manquaient énormément de confiance en eux en réalité. Dans ce genre de situation, il faut que la maman fasse le pas vers son compagnon pour l'impliquer d'avantage et le guider. Beaucoup de personnes ont besoin de se sentir valorisées surtout face à une relation charnelle mère/enfant qui parfois ne laisse pas beaucoup de place au père (cela est d'autant plus accentué si bébé est allaité). De plus, si l'on pense se préparer psychologiquement pendant la grossesse au nouveau rôle de notre vie, une fois que bébé est là, nos démons les plus sombres peuvent faire surface. Devenir parent, cela s'apprend et souvent cela nécessite d'affronter notre propre enfance, nos propres erreurs ou celles de nos parents. Essayer de prendre le dessus sur ce passé pour qu'il ne nuise pas au présent.

Rencontrer son enfant est une expérience unique et magnifique. Néanmoins, nous ne sommes pas toujours préparés au bonheur ni certains d'avoir les épaules assez solides pour endosser autant de responsabilité d'un coup. C'est pourquoi certains cèdent à la panique et se désengagent au début, car dépourvu d'un lien charnel, certains papas redoutent même de passer le cap du statut de jeune homme à celui de père. L'inconnu fait souvent peur et malgré tout, lorsque notre enfant naît, nous sommes confrontés à un inconnu. Si l'amour que l'on ressent à son égard est naturel, il arrive que les parents idéalisent cette relation à tel point que les difficultés des débuts creusent un fossé dans le couple: d'un côté une femme qui est en demande d'un soutien inconditionnel, et de l'autre un homme en pleine crise existentielle. Des fois, certains papas sont très impliqués et ont une fibre paternelle qui relève de l'inné, et il se peut que ce soit la femme qui ressente cette peur de l'inconnu et de la responsabilisation. Dans tous les cas, se renvoyer la balle de la culpabilisation n'avance en rien si ce n'est qu'elle participe à appauvrir les ressources du noyau familial pourtant si précieuses à l'équilibre du foyer.
Les choses entrent dans l'ordre à force de discussion et de patience. Si l'on fait un enfant à deux, c'est pour que chacun trouve sa place et que chaque voix compte. Le partage des tâches et le soutien sont primordiaux, et permettent à ce que chacun des parents ne se sente pas submergé par l'ampleur des enjeux liés à la parentalité. La vie de famille est en quelque sorte une partition ; il appartient à chacun des membres de la jouer en harmonie, les uns avec les autres, au même rythme.


Une maman ordinaire.

vendredi 12 février 2016

Les trois premiers mois de bébé : un cap difficile mais un apprentissage nécessaire.

Le cap des 3 mois

Coucou les filles j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui j'écris un article qui je pense pourrait intéresser les jeunes parents qui me liront: les trois premiers mois de bébé.

En effet, comme je le laisse transparaître dans mes articles précédents les débuts avec bébé peuvent être synonymes d'incompréhension, d'épreuves et de doutes. Si on ne naît pas parents force est de constater que c'est un "statut" qui s'apprend chaque jour un peu plus et qui nécessite une patience à toute épreuve. Il est normal d'être exposé à un tas de sentiments divers et variés et il n'y a aucune honte à avoir parfois besoin d'aide extérieure. 

Les trois premiers mois de bébé sont assez particuliers en ce sens car ils marquent une période de transition pour l'enfant dans son passage de vie intra à extra utérine. Si son existence pré-natale se limitait au confort du ventre de sa maman ses premières semaines d'existence parmi nous sont quant à elles assez difficiles à supporter puisqu'il apprend à s'accoutumer de son environnement nouveau, beaucoup plus "hostile". Là où bébé bénéficiait d'un buffet à volonté h24 7j7, désormais il apprend à supporter la sensation de faim et dame Nature étant bien faite l'a doté  d'un instinct le poussant à réclamer en pleurant pour se faire comprendre.

Les trois premiers mois avec ma fille ont été compliqués de par la chute d'hormones qui je pense m'a rendue très sensible et surtout parce qu'Elena aussi ravissante soit-elle est un bébé qui a tendance à se mettre dans tous ses états assez rapidement. Le baby blues n'arrangeait en rien la situation ce qui compliquait inévitablement tout sentiment d'auto congratulation. Si j'étais fière d'être maman, je n'en étais pas moins exténuée par mes nuits blanches et les tétées hyper rapprochées. 
Elena au début passait son temps collée à moi, littéralement. C'était adorable mais très épuisant surtout la nuit. Les premiers jours, elle dormait uniquement dans mes bras bercée ou mise au sein. J'avais l'impression que mon lait n'était pas suffisant car beaucoup me "reprochaient" de l'avoir toujours au sein. En réalité, ce que j'ai compris à force de me renseigner sur les forums de jeunes mamans c'est que l'allaitement aussi naturel soit-il nécessite beaucoup de patience afin de se mettre en place: c'est la notion  magique de rapport entre l'offre et la demande. Plus bébé tète sa mère, plus son lait sera riche et adapté à ses besoins nutritionnels. 

En bref, il est normal d'avoir bébé quasiment collé au sein les premiers temps car il se sert de ce contact autant pour se nourrir que pour faire un câlin et se rassurer.
Et mon expérience en est la preuve : à partir de son premier mois j'ai pu progressivement espacer ses tétées. 
Hormis ses pleurs de faim, Elena avait des coliques assez intenses qui se sont calmées uniquement à ses trois mois. Pour y pallier, mon pédiatre m'avait prescrit du Biogaia, ce qui en soi a été très efficace. 
Les autres causes de pleurs d'Elena m'étaient quelque peu inconnues : à part sa volonté d'être portée très voire trop souvent, elle faisait partie de ces nouveaux-nés qui s'énervent à la tombée du jour. En somme, j'avais X raisons de lui faire des câlins h24, au grand désarroi de mon homme qui pouvait parfois se sentir à l'écart. Mais les choses rentrent dans l'ordre : il faut laisser le temps aux choses, ne pas hésiter à parler autour de soi car cela aide à lâcher prise.
Être parent est un challenge permanent. C'est très beau et très éprouvant à la fois, je ne sais pas si c'était un manque de maturité de ma part mais parfois je perdais patience car j'avais l'impression de repousser mes limites un peu plus chaque jour. Avec le recul, je réalise aujourd'hui que j'apprenais à donner inconditionnellement, sans rien attendre en retour (ce qui m'était quelque peu inédit je dois l'admettre).

Sachez mes chers parents qu'il est tout à fait normal d'être exténué, d'avoir besoin de faire une petite pause, et que ce bébé qu'on aime tant parfois nous tape sur le système car il est inconsolable... Mais le conseil que je peux vous donner dans ce genre de situations c'est de ne surtout pas insister: posez bébé dans son lit, fermez la porte de sa chambre et soufflez cinq minutes.  Une fois que vos nerfs sont calmés, vous pourrez plus facilement calmer votre enfant : un bébé est comme une éponge, il peut ressentir votre stress. Alors évitons la surenchère :). Et si vous êtes deux, passez vous le relais. L'entraide, c'est la base d'une équipe qui gagne ;-). 

Si c'était à refaire il y a forcément des choses que j'aurais faites différemment, mais je me dis que ma relation avec ma fille telle que je la connaît actuellement s'est construite ainsi, et pour rien au monde je ne voudrais qu'elle diffère. C'est très fusionnel, et nous sommes très complices; en somme, je profite d'elle chaque instant car je constate avec effroi que le temps passe très vite et que ma petite fille un jour prendra son envol, car aussi légitime et lointain soit-il, je l'appréhende déjà. 



Je vous laisse avec une vidéo de l'émission "Les maternelles" qui m'a beaucoup aidé à cette période de ma vie. 

J'ai compris grâce à ce pédiatre que ces trois premiers mois de vie de bébé sont comme le "quatrième trimestre" de la grossesse, c'est à dire que bébé finit de se développer pour appréhender le monde qui l'entoure .

Il nous appartient alors de le réconforter, pour booster son estime de soi, et son capital tendresse :). 
Ayez confiance en vous, sachez vous écouter ainsi que votre bébé. Profitez-en autant que vous pourrez car il grandira bien assez vite.

Amicalement,
Une maman ordinaire 

lundi 8 février 2016

Les cinq mois d'Elena


Parce-qu'aujourd'hui cela fait cinq mois que ma petite Elena rythme la vie de la maison, j'avais envie d'en profiter pour la présenter un petit peu.

Déjà si petite et au caractère bien trempé, mon amour de bébé est  quand même une puce en pleine forme pour le plus grand bonheur de ses parents. 
Comme mon article sur le baby blues le laisse transparaître, ça n'a pas toujours été très facile à la maison. Très éveillée et désireuse de participer à notre vie, Elena fait partie de ces bébés qui réclament énormément les bras. Les premières semaines c'était assez excessif, j'avais du mal à la faire dormir si ce n'est sur moi ou dans mes bras, du coup j'étais naturellement exténuée. Progressivement, le cododo aidant, j'ai retrouvé des nuits de sommeils convenables à force de patience et de persévérance.

Depuis le cap des trois mois passé (j'écrirais plus en détails à ce sujet)  ma petite bouille d'amour est devenue plus facile à vivre, puisqu'elle a été en quelque sorte rassurée de son nouveau cadre de vie. 
Elena est un beau bébé, bien potelé (64,5cm et 7,690kg à 4 mois & demi), et très joviale. Elle porte du 9 ou 12 mois selon les vêtements et les marques, et babille de plus en plus. D'un naturel très gourmand, elle n'est vraiment pas difficile en ce qui concerne la diversification alimentaire, je peux assez facilement varier les petits pots de purée, yaourts et compotes.

Paradoxalement à ses crises des premiers temps, Elena a pour le moment toujours été un bébé très souriant et sociable. Elle adore être bercée, les "sensations fortes", jouer avec tout le monde, se regarder dans le miroir et surtout être le centre de l'attention. Désormais forte de ses cinq mois, elle arrive de mieux en mieux à se tourner quand elle est allongée sur le lit, adore attraper ses pieds, tout porter à la bouche, et explore son environnement avec entrain. Elle sait mieux communiquer avec nous sans avoir à pleurer. Très expressive, il est facile de dissocier lorsqu'elle a faim, qu'elle s'ennuie ou si elle souhaite qu'on la change.  Même si elle est une "petite chipie" par moment, elle n'en reste pas moins une enfant au rire communicatif, qui soigne toutes les blessures de l'âme. Elle fait mon bonheur tous les jours, et pour rien au monde je ne changerai le moindre de ses traits de caractère.

Le 8 septembre 2015, à 13h00, c'est en lui donnant la vie qu'elle m'a donnée la mienne en tant que mère. Cette réciprocité là est inconditionnelle, personne ne peut nous l'enlever et c'est merveilleux. Comme touchée par la main de Dieu, j'ai eu le plus beau cadeau de ma vie, c'est pourquoi j'essaie de le mériter chaque jour qui passe. J'ai la chance d'avoir un homme très impliqué et qui prend grand soin de nous. Je peux profiter de ma fille sereinement, et il me laisse une certaine marge de manœuvre quant à la façon d'appréhender le quotidien. Devenir maman c'est déjà magnifique, à leurs cotés ça l'est d'autant plus. 

À ta santé mon amour de petite fille,
Puisses tu grandir, t'épanouir chaque jour à nos cotés et continuer de nous faire autant rire.

On t'aime plus haut que les étoiles.
Papa, Maman et Pablo.